HUGO BONNEVAL : « JE SUIS CHANCEUX »

Son «premier essai en bleu», il l’a mis contre l’Italie lors de son premier match, victorieux, en équipe de France. Rencontre avec un membre de la grande famille du rugby.

Fils et frère de joueur, avait-il un autre choix ?
Né à Toulouse, attaché à Paris où il a longtemps joué au football dans la cour de récréation, et même à Clairefontaine : « j’avais besoin de bouger, j’ai fait beaucoup de sports, de la natation à l’escalade. À 13 ans, j’ai testé le rugby, au Stade Français. Sans arrière pensée. Je découvrais. Les tests furent positifs. J’étais en quatrième, ma passion ovale naissait. Mon premier match professionnel a été le passage du jeune joueur de club que j’étais à celui qui attire désormais les télévisions».

Né le 19 novembre 1990, fils d’Éric Bonneval, ancien international français de rugby à XV, Hugo évolue au poste d’arrière au Stade Français à Paris. Son demi-frère, Arthur, joue pour le Stade Toulousain. Appelé pour la première fois en équipe de France le 26 janvier 2013 pour le tournoi des Six Nations, Hugo connaît sa première sélection le 9 février 2014 une victoire, 30-10. «Je ne remercierais jamais assez ma maman. Car comme les émotions arrivent très rapidement au rugby, trop rapidement, ma famille, ma mère et mon frère, avec lesquels je déjeune au moins une fois par semaine, m’aident à encaisser. C’est bien de rester un fils, rien de plus.» Un fils qui marque tout de même dès qu’il arrive chez les Bleus : «C’est vrai que je suis chanceux, c’est rare de marquer pour sa première sélection, qui plus est à Paris, chez moi, devant ma mère et mon petit frère. En plus avec mes copains, ma seconde famille. C’est un moment unique dans une vie, on est heureux d’avoir bien travaillé pour en arriver là. C’est gravé pour toujours». Un match victorieux sagement fêté : «nous ne pouvons plus être aussi fêtards que nos aînés, et rentrer à six heures du matin. Il faut repartir dès le lundi ».

2015, c’est la Coupe du Monde. « Un rêve. Je donnerai tout pour être sélectionné. Heureux que cela se passe en Grande Bretagne, pays du rugby. Twickenham, notre Mecque, j’espère y arriver». Car pour s’y préparer l’entraînement est rude. Une semaine type c’est d’abord un lundi matin de récupération avec du vélo pour éliminer le surplus du week-end et gommer les hématomes avec une séance de musculation du haut du corps. Ensuite, en fonction des joueurs, de leur temps de jeu et des résultats des GPS de match, c’est entraînement l’après-midi avec ceux qui n’ont pas joué. Les analyses GPS, récentes, modifient des choses, Hugo avoue ne pas toutes les comprendre : «ceux qui les utilisent en sont satisfaits puisque nous jouons tout le temps avec ces GPS dans le dos, y compris lors des entraînements. Ils contrôlent les distances parcourues et notre vitesse, entre autres. Et si l’on a trop couru, on est provisoirement suspendu d’entraînement. Ce qui m’est arrivé après un étonnant entraînement de 7 kilomètres. Cela permet aux médecins de mieux nous contrôler, de mesurer nos impacts. Bref, cela nous permet de devenir encore plus professionnels». Le reste de la semaine c’est l’entraînement le plus intense, mardi, le plus éloigné du match. Des séances de contact s’enchaînent afin de ne pas oublier que : «nous ne sommes pas là uniquement pour courir et effectuer des passes». Puis, en groupes séparés, les gros d’un côté et les autres de l’autre, c’est la musculation. Mais cette fois pour le bas du corps, les jambes. Ce sont des muscles profonds qu’il faut travailler loin du match. Mercredi c’est la journée des massages et : «nous déjeunons ensemble, nous sommes une famille». Le jeudi est une journée continue, en enchaînant directement sur le terrain après la collation de onze heures. Tout est terminé à 14 heures, repos. Le vendredi, journée du Capitaine, c’est le dernier entraînement avant le match : «nous y avons chacun nos habitudes, moi j’y travaille les tendons des épaules. Les buteurs viennent buter».

Pour préparer son après rugby, dans quelques années, Hugo termine actuellement son école de commerce, l’EDC Paris Business School, pour obtenir son Master de management entrepreneurial. «Si je n’avais pas fait de sport, je serais devenu financier. Mon esprit cartésien m’aide en cela. Mais conjuguer le sport et mes études ne me permettait pas de manger tous les chiffres qu’un futur financier doit digérer. J’ai dû choisir. J’ai beaucoup de mal avec l’aventure. J’ai besoin de tout préparer, de savoir où je vais» . «Je ne devrais pas le dire mais j’ai commencé à conduire à neuf ans. C’était à la campagne, en Sologne, chez mes grands-parents, sur des routes de campagne, dans les champs. Mon grand-père me mettait un rehausseur dans son vieux 4x4 et ne voulait surtout pas que cela se sache, surtout pas auprès de ma mère. Nous frôlions le drame». Il était parfois nécessaire de venir chercher les voitures dans le fossé, avec un tracteur et son treuil.

Hugo Bonneval, ambassadeur Land Rover, devant un Range Rover Evoque


Une relation à l’automobile comme à Land Rover très ancienne : «mon beau-père avait un vieux Range Rover blanc avec lequel il adorait nous emmener dans la boue. Cela nous amusait. J’étais loin d’imaginer que je serai un jour si proche de Land Rover. J’aime beaucoup les belles voitures, et les apprécie comme des sculptures. Mon Evoque, je le trouve aussi élégant que sobre. Il en impose, sachant être à l’aise partout, être souverain sur autoroute comme ailleurs. On le regarde, mais il n’est pas prétentieux. C’est son charme». Reste à Hugo de repartir sur le souvenir d’une ligne droite bordée de cactus, qui mène à Las Vegas, le désert.
En attendant, avec son Range Rover Evoque, la destination c’est, sans hésiter, le sud de la France, juste avant de faire un tour de la Corse. Une autre fois ce sera le grand Nord.

Jaguar Land Rover Limited: Registered office: Abbey Road, Whitley, Coventry CV3 4LF. Registered in England No: 1672070

Les chiffres fournis sont issus des tests officiels du fabricant conformément à la législation de l'UE. La consommation réelle d'un véhicule peut différer de celle atteinte lors de ces tests, et ces chiffres n'ont qu'une valeur de comparaison.